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Depuis quelques semaines, voire quelques mois, un nouvel axe semble s’ériger. Cet axe comprend l’Iran, la Russie, la Chine et le Venezuela. La Syrie semble, elle aussi, pas si lointaine du nouvel axe.
Cette guerre doit osciller tout près des moins deux cent degrés tellement elle est froide. On en parle parfois dans les quotidiens, en huitième page, parfois dans les journaux spécialisés tel Le Monde diplomatique, quoi qu’il en soit, un tel axe est bien réel et semble imposer une sorte de défi à leurs homologues états-uniens.
Les États-unis ont, eux aussi, une part de responsabilité. On a vu l’inclusion dans leur plan antimissile de la République Tchèque et de la Pologne, signe assez évident qu’une menace planait réellement dans la région, sans parler des radars déployés en Californie et en Alaska, qui sont autant de points stratégiques des parcours de missiles balistiques russes et chinois.
Des journaux internationaux publient jours après jours des articles sur l’imminente guerre irano américaine qui ne ferait qu’envenimer la situation. En exagérant la mise, on pourrait présager une guerre beaucoup plus grande impliquant une bonne partie des anciens alliés.
Nous vivons dans un monde qui bascule à l’antiaméricanisme, un monde qui se réveille après un siècle de tutelle impériale. L’émergence d’un nouvel axe devrait être perçu comme une bonne nouvelle mais on sait fort bien que la compétition n’est que concours pour devenir le nouveau césar.
Il ne s’agit plus ici de guerre idéologique comme les guerres du vingtième siècle, on assiste maintenant à une manifestation de l’opposition mondiale à l’ingérence de l’Empire. En Amérique du Sud, notamment, Hugo Chavez mène ses troupes partisanes en leur promettant d’importantes invasions barbares. Il n’est pas seul, en Bolivie, à Cuba, au Nicaragua, au Chili, en Uruguay, presque tous les gouvernements élus en Amériques Centrale et du Sud sont issus de la gauche antiaméricaine. Ils entretiennent de bons liens avec le Venezuela qui augmenter ses relations diplomatiques avec l’Iran. L’Iran, à son tour, partage avec la Russie un profond marché militaire. Un exemple est l’enrichissement, donc la recherche d’expertise, de l’uranium sur sol russe. Il y a eu accord entre Téhéran et Moscou sur ce fait.
De la Russie, la chaîne se rend jusqu’en Chine où des budgets militaires importants sont publiés.
La Russie nationalise par crainte que ses ressources passent à des intérêts américains, la Russie de l’après guerre froide n’est plus la tendre soumise. Le présent gouvernement, ou un complot contre celui-ci, assassine beaucoup d’ennemis politiques, un régime autoritaire et économiquement nationaliste s’installe au Kremlin. Avec deux tiers des appuis, Poutine et ses camarades ont le vent dans les voiles et pourraient bien ne pas s’arrêter d’ici longtemps.
Souhaitons une seule chose, c’est que la guerre reste froide.

LeProgressiste

C'est avec grand regret que je m'aperçois, ce matin, qu'un troisième premier ministre israélien tente de se faire du capital politique en étant très ferme avec le monde palestinien.
En effet, M. Olmert a déclaré rejeter le gouvernement d'union nationale nouvellement créé. Évidemment, il y a cette question sur l'intégrité de ce parti, le Hamas, qui, on peut l'admettre, a de solides souches antisioniste et violente. Je ne vous cacherai pas que je suis tout à fait contre toute forme de violence pour arriver à ses fins, cependant, lorsque qu'un gouvernement conservateur décide que la paix entre deux états (et voisins, ces états) est moins importante qu'une concession à laisser vivre un parti qui s'engage, formellement, à reconnaître, si pacte de non agression est créé, l'état d'Israël.
La communauté internationale a coupé les vivres à ce pays déjà assez éprouvé pour les mêmes raisons. Je peine à m'expliquer comment on peut s'ingérer à un point tel que lorsque qu'on impose une démocratie dans un pays, on veuille lui retirer le droit le plus fondamental, celui de gouverner selon les choix du peuple.
On sait qu'Ehoud Olmert savait depuis au moins deux mois qu'une telle union était fortement possible. On sait aussi que le premier ministre israélien est en grand danger politique dans son pays. L'instabilité qui s'est aggravée, les scandales entourant la guerre libano israélienne de cet été, tout joue en défaveur de M. Olmert. Voilà que, comme ses prédécesseurs il voit une porte de sortie à sa situation quelque peu précaire, il voit une lumière au bout du tunnel de la politique internationale. Il doit démontrer de la rigidité, de la force d'esprit dans certains dossiers. Il dit vouloir examiner une nouvelle offre de paix de la part de la ligue arabe, mais refuse le gouvernement qui épargnera à la Palestine une guerre intestine.
Dans un geste de manque de rigueur diplomatique et de respect, le gouvernement de M. Olmert a tenté de jouer toutes ses cartes à la fois et a probablement échoué, à nouveau, dans la longue démarche qui amènera la paix au sein de cet endroit devenu si précaire. La Palestine, déjà très révoltée, réagira probablement mal à ce nouveau geste d'ingérence.
Souhaitons que l'état des choses se stabilise ou ne se dégrade pas.

LeProgressiste