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Guerre froide qui se trame?

Par LeProgressiste :: dimanche 18 mars 2007 à 15:35 :: Politique internationale

Depuis quelques semaines, voire quelques mois, un nouvel axe semble s’ériger. Cet axe comprend l’Iran, la Russie, la Chine et le Venezuela. La Syrie semble, elle aussi, pas si lointaine du nouvel axe.

 

Cette guerre doit osciller tout près des moins deux cent degrés tellement elle est froide. On en parle parfois dans les quotidiens, en huitième page, parfois dans les journaux spécialisés tel Le Monde diplomatique, quoi qu’il en soit, un tel axe est bien réel et semble imposer une sorte de défi à leurs homologues états-uniens.

 

Les États-unis ont, eux aussi, une part de responsabilité. On a vu l’inclusion dans leur plan antimissile de la République Tchèque et de la Pologne, signe assez évident qu’une menace planait réellement dans la région, sans parler des radars déployés en Californie et en Alaska, qui sont autant de points stratégiques des parcours de missiles balistiques russes et chinois.

 

Des journaux internationaux publient jours après jours des articles sur l’imminente guerre irano américaine qui ne ferait qu’envenimer la situation. En exagérant la mise, on pourrait présager une guerre beaucoup plus grande impliquant une bonne partie des anciens alliés.

 

Nous vivons dans un monde qui bascule à l’antiaméricanisme, un monde qui se réveille après un siècle de tutelle impériale. L’émergence d’un nouvel axe devrait être perçu comme une bonne nouvelle mais on sait fort bien que la compétition n’est que concours pour devenir le nouveau césar.

 

Il ne s’agit plus ici de guerre idéologique comme les guerres du vingtième siècle, on assiste maintenant à une manifestation de l’opposition mondiale à l’ingérence de l’Empire. En Amérique du Sud, notamment, Hugo Chavez mène ses troupes partisanes en leur promettant d’importantes invasions barbares. Il n’est pas seul, en Bolivie, à Cuba, au Nicaragua, au Chili, en Uruguay, presque tous les gouvernements élus en Amériques Centrale et du Sud sont issus de la gauche antiaméricaine. Ils entretiennent de bons liens avec le Venezuela qui augmenter ses relations diplomatiques avec l’Iran. L’Iran, à son tour, partage avec la Russie un profond marché militaire. Un exemple est l’enrichissement, donc la recherche d’expertise, de l’uranium sur sol russe. Il y a eu accord entre Téhéran et Moscou sur ce fait.

 

De la Russie, la chaîne se rend jusqu’en Chine où des budgets militaires importants sont publiés.


La Russie nationalise par crainte que ses ressources passent à des intérêts américains, la Russie de l’après guerre froide n’est plus la tendre soumise. Le présent gouvernement, ou un complot contre celui-ci, assassine beaucoup d’ennemis politiques, un régime autoritaire et économiquement nationaliste s’installe au Kremlin. Avec deux tiers des appuis, Poutine et ses camarades ont le vent dans les voiles et pourraient bien ne pas s’arrêter d’ici longtemps.

 

Souhaitons une seule chose, c’est que la guerre reste froide.

 

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Dernier droit

Par LeProgressiste :: dimanche 18 mars 2007 à 9:40 :: Politique québécoise
Nous venons d'entamer le dernier droit de la campagne électorale québécoise. Plus que jamais, toutes les forces sont à égalité, on cherche ici et là à se démarquer mais l'électorat semble très divisé autant sur la question de l'avenir du Québec que sur le système de santé.

Les plus récents sondages montrent une avance du Parti Québécois considérable sur ses deux adversaires les plus coriaces, mais l'issue de cette campagne demeure incertaine. On peut croire en un revirement brusque, mais on peut aussi croire que ce virage a déjà été entamé.

En effet, plusieurs croient que depuis le débat des chefs qui a eu lieu mardi dernier, le 13 mars 2007, André Boisclair s'enflamme et attise la lointaine fibre nationaliste que tout québécois porte en lui. Dans un discours d'au moins une demie heure, hier au Centre des congrès de Québec, André Boisclair s'est longtemps exprimé sur les faiblesses de ses adversaires, priorisant Mario Dumont, qui semble gagner des points sans en mériter.

Le Québec cherche probablement un vent de changement, chose certaine, le 26 mars, les gens auront bien des raisons de voter. Deux principales raisons m'incitent à le penser.

Premièrement, la présence de plus de partis cherchant, et obtenant de l'importance.

Deuxièmement, la question nationale qui a maintenant trois possibles solutions; le fédéralisme, l'indépendantisme et l'autonomisme.

J'aimerais commenter la dernière, qui, selon moi, mérite d'être longuement critiqué.

On connaît tous ce qui s'est passé à Meech, on sait que si Québec désire plus de pouvoirs et de champs fiscaux, Ottawa n'est pas tellement ouverte à ce genre d'idée. D'autant plus que la plupart des provinces ne reconnaissent pas au Québec sa spécificité. Dans cet optique, il est vulgaire de laisser plus de pouvoir à une province qu'on considère comme égale ou similaire à la nôtre. Je crois que ce raisonnement ne peut être que celui de gens peu démocrate et désireux de conserver leurs grands intérêts qu'on évoque, pécuniairement, dans l'espoir que notre monde commercial et barbare ne s'effondre pas.

Une phrase résume ce qui sera l'échec du mouvement autonomiste, nous recevons d'Ottawa ce qu'Ottawa veut bien nous donner. Ouvrir la constitution est présentement impossible. Nous sommes acculés et isolés dans un des coins les plus sombres de l'histoire du Québec colonisé. Depuis le rapatriement unilatéral de la constitution canadienne, nous vivons selon un schéma juridique que nous n'avons pas su approuver, vu son caractère assimilateur et grossier par rapport aux rôles du Québec au sein d'une fédération en mal de vivre.

L'autonomie proposée par M. Dumont et ses camarades entraînera inévitablement vers une autre décade d'à-plat-ventrisme.

Sauf si, le 26 mars, les Québécois se souviennent de Meech et de 1982.



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Le capital politique d'Ehoud Olmert

Par LeProgressiste :: dimanche 18 mars 2007 à 8:38 :: Politique internationale

C'est avec grand regret que je m'aperçois, ce matin, qu'un troisième premier ministre israélien tente de se faire du capital politique en étant très ferme avec le monde palestinien.

En effet, M. Olmert a déclaré rejeter le gouvernement d'union nationale nouvellement créé. Évidemment, il y a cette question sur l'intégrité de ce parti, le Hamas, qui, on peut l'admettre, a de solides souches antisioniste et violente. Je ne vous cacherai pas que je suis tout à fait contre toute forme de violence pour arriver à ses fins, cependant, lorsque qu'un gouvernement conservateur décide que la paix entre deux états (et voisins, ces états) est moins importante qu'une concession à laisser vivre un parti qui s'engage, formellement, à reconnaître, si pacte de non agression est créé, l'état d'Israël.

La communauté internationale a coupé les vivres à ce pays déjà assez éprouvé pour les mêmes raisons. Je peine à m'expliquer comment on peut s'ingérer à un point tel que lorsque qu'on impose une démocratie dans un pays, on veuille lui retirer le droit le plus fondamental, celui de gouverner selon les choix du peuple.

On sait qu'Ehoud Olmert savait depuis au moins deux mois qu'une telle union était fortement possible. On sait aussi que le premier ministre israélien est en grand danger politique dans son pays. L'instabilité qui s'est aggravée, les scandales entourant la guerre libano israélienne de cet été, tout joue en défaveur de M. Olmert. Voilà que, comme ses prédécesseurs il voit une porte de sortie à sa situation quelque peu précaire, il voit une lumière au bout du tunnel de la politique internationale. Il doit démontrer de la rigidité, de la force d'esprit dans certains dossiers. Il dit vouloir examiner une nouvelle offre de paix de la part de la ligue arabe, mais refuse le gouvernement qui épargnera à la Palestine une guerre intestine.

Dans un geste de manque de rigueur diplomatique et de respect, le gouvernement de M. Olmert a tenté de jouer toutes ses cartes à la fois et a probablement échoué, à nouveau, dans la longue démarche qui amènera la paix au sein de cet endroit devenu si précaire. La Palestine, déjà très révoltée, réagira probablement mal à ce nouveau geste d'ingérence.

Souhaitons que l'état des choses se stabilise ou ne se dégrade pas.


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Je vous souhaite la bienvenue

Par LeProgressiste :: dimanche 18 mars 2007 à 1:58 :: Général
Bonjour,

Il me fait grand plaisir de vous accueillir sur mon espace Internet et d'ainsi vous convier à ce qui deviendra probablement un hébomadaire progressiste sur la toile.

J'aborderai ici mes opinions sur certains sujets portant sur les millieux international et politique, avec une approche progressiste, sociale-démocrate et indépendante.

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Le blogue progressiste - Blog créé avec ZeBlog